REVUE DE PRESSE

Marckolswing 2007


AVANT (Annonces)  -  APRES (Comptes-rendus)

 


DNA  -  29 avril 2007



DNA  -  30 avril 2007


  

 


L'Alsace  -  2 mai 2007



Droit de réponse ! Son article ayant été amputé à la publication, Roland Dreyer a tenu à nous adresser son texte original, que voici :
(en gras, les parties coupées)

MARCKOLSHEIM

Ça swinguait « cool » et « groove »

Avec quatre groupes de haut niveau, le deuxième festival de jazz a rempli le contrat qualité, sans toutefois atteindre l’objectif quantité.

En pénétrant dans la salle des fêtes aménagée spécialement pour Marckolswing, on avait du mal à reconnaître le local habituel. Un effort particulier avait été fait par les organisateurs pour soigner le cadre. Christophe Erard était non seulement le directeur artistique de ce deuxième festival de jazz de Marckolsheim, il était aussi avec son épouse Chrystelle, le bricoleur de service, le décorateur, l’instigateur des lumières et du son, le coordonnateur … en un mot l’âme de la manifestation. Dès l’entrée, on était happée par l’ambiance jazz, avec des dessous de verre éclairés présentant les artistes de la grande époque du jazz des années 40 et 50. La mise en lumière des panneaux acoustiques contribuait elle aussi à créer l’ambiance. Plus avant dans la manifestation, le public a pu apprécier le côté technique avec du son et des lumières sur scène particulièrement soignés. Dans cet écrin ont évolué deux groupes lors de chacune des soirées. Le vendredi était réservé aux locaux avec « La boîte vocale », un superbe ensemble de jazz vocal. Lors du premier morceau, les auditeurs ont pu se rendre compte de la difficulté de l’entreprise de chanter a capella à cinq voix, puisqu’un petit décalage de note à entraîné le dérèglement de la belle machine, un peu comme le meilleur jongleur peut laisser tomber un de ses accessoires. Ce petit loupé a été vite corrigé et les partitions se sont ensuite succédées sans anicroche, laissant pantois le public devant le niveau de l’interprétation. Si le « Bernard Hertrich Trio » qui leur a succédé a ravi les puristes du jazz, les non initiés ont eu plus de mal à « accrocher » à cette musique, où manquait quelques standards rassurants. Le « boeuf » de fin de soirée a rétabli l’équilibre avec des improvisations bien enlevées, où se mélangeaient les musiciens et chanteurs de la première édition, du concert du jour et ceux du lendemain. Jusqu’à une heure avancée de la nuit, les auditeurs couche tard on pu apprécier du jazz manouche et quelques grands classiques du swing.

Un orgue mythique

Un visiteur de marque est venu apporter vendredi tout le poids de sa caution à la jeune équipe de Marckolswing, puisque Michel Hausser, le monsieur Jazz de Munster, était présent, prodiguant encouragements et conseils aux différents interprètes. Si le public du premier jour était assez réduit en nombre, celui de samedi soir était plus fourni. La soirée « groove » a été ouverte par le Quartet de Sébastien Giniaux. Le guitariste parisien a forcé l’admiration du public, qui ne se lassait pas de voir ses doigts tricoter avec dextérité les cordes de son instrument. Avec son frère clarinettiste et ses acolytes à la technique irréprochable, il a présenté du jazz manouche bien rythmé. La cerise musicale sur le gâteau est venu du Stéfan Patry Organic Quartet. Le leader a présenté un répertoire « organique » en harmonie avec l’orgue Hammond, cet instrument aux sonorités si particulières qu’il maîtrise parfaitement. Entre une samba bien enlevée, un blues composé au retour d’un voyage à New York, un « Last Voyage » en hommage à son papa, un Only You arrangé à la sauce Patry et plusieurs compositions propres, le groupe a déroulé un jazz dynamique ou harmonieux à plusieurs facettes. Pas avare de disponibilité, l’artiste s’est volontiers prêté, à la fin du concert, au jeu des questions - réponses centrées sur son instrument mythique. Le jazz-club de fin de soirée a encore été l’occasion pour tous les interprètes de se confondre dans un orchestre improvisé autour du trio Pallamidessi, lui aussi d‘un très bon niveau. Malgré la fatigue inhérente à l’engagement physique et à l’investissement temps, le duo Christophe et Chrystelle affichait une belle satisfaction à l’issue de cette manifestation marathon. « Le festival s’est bien passé. Nous avons présenté de la musique de qualité ; mais on aurait pu espérer un peu plus de monde » commentait le cheville ouvrière de ce 2e Marckolswing. Il soulignait également l’apport précieux de ses collègues Improductibles et des membres du Cercle Saint Georges et de la Maison des Œuvres pour le côté matériel et la restauration.